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 something about you.

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Message(#) Sujet: something about you. Jeu 6 Avr - 23:37

La nuit continuait de battre son plein, mais plutôt que d'être au cœur de l'événement comme il en avait l'habitude, Finn avait choisi une alternative au moins aussi appréciable. La compagnie de l'inconnue d'Inverness, dont il réalisa alors qu'il ne connaissait toujours pas le prénom, lui semblait être une façon plutôt positive de marquer le point final de cette année. Sa malice le poussait à espérer qu'il aurait peut-être le droit à un baiser de bonne année, même sans gui à proximité, mais il garda naturellement la réflexion pour lui. Sa partenaire semblait bien capable de lui foutre une baffe s'il avait le malheur de se montrer trop présomptueux et il était plutôt attaché à son visage, suffisamment pour ne pas vouloir se faire défigurer par un coup d'ongle ou de bague mal placé. Il la guidait tout droit vers Craigh Na Dun, dont le mythe continuait de projeter sur la ville son aura mystique et d'attirer nombre de curieux venus eux aussi en découvrir les mystères (en vain). Lui, il n'avait jamais cru à ces histoires, supposant qu'elles existaient avant tout pour promouvoir l'intérêt touristique de la ville et pousser nombre de personnes à s'y rendre. Il ne pouvait cependant nier que l'endroit était à part et réveillait chez lui un goût pour le danger. Ce n'était certes pas le lieu idéal pour un rendez-vous galant, mais il tenta de se rassurer en se rappelant qu'il ne s'agissait pas d'un rendez-vous galant, seulement de la visite approfondie de ce qu'Inverness avait à offrir. Finn préférait les couleurs du jour sur les hauteurs de la ville, parce qu'alors les nuances viraient du bleu au gris, à l'orange et au rosé selon l'humeur capricieuse du ciel, et qu'il y trouvait là l'inspiration divine pour peindre ses tableaux de paysage. Il n'aimerait jamais Craigh Na Dun comme il aimait les falaises surplombant l'océan souvent déchaîné, aux vagues s'écrasant contre les rochers, mais le cercle de pierre faisait un décor tout à fait convaincant. Peu de temps auparavant, Tris lui avait d'ailleurs annoncé la vente de l'unique tableau qu'il avait peint de cet endroit, celui-là même qui l'avait fait se réveiller en nage la nuit du meurtre de cette pauvre fille. Bien sûr, le tableau n'était que la seconde version – il ne se serait jamais aventuré à proposer la première, de peur qu'on le jette en prison sans passer par la case présomption d'innocence – mais il avait trouvé preneur plus rapidement qu'il ne l'aurait espéré. Il répondit à la question de sa complice nocturne. « Non, je ne crois pas à ces histoires. A mes yeux, ce sont surtout des attrape-touristes. Mais on ne peut pas nier qu'il y a un quelque chose d'étrange quand on est sur place. » Une impression, un écho, à vous donner parfois la chair de poule face au contraste entre la beauté de l'endroit et le sentiment qu'il faisait ressortir en lui. Il réprima un rire, étrangement peu surpris de l'entendre lui demander s'ils se trouvaient encore loin. « Sois patiente ! Tu ne crois quand même pas que les meilleurs endroits de la ville s'atteignent sans mérite ! » la réprimanda-t-il d'un ton malicieux, sans prendre la peine de se retourner pour vérifier qu'elle suivait toujours. Il pouvait entendre ses pas légers soulever les feuilles mortes de l'hiver, et il préférait ne pas perdre de temps avant d'être arrivé. « Que je te porte là-haut ? Est-ce que tu as vu mon gabarit ? T'as plus de chance de réussir à me porter que l'inverse » se moqua Finn, pas franchement gêné par son physique mince. On le croyait souvent nettement plus athlétique qu'il ne l'était vraiment, lui prêtant des bras musclés là où il n'avait que deux pauvres bras maigres, tout juste bons à porter des palettes et des toiles vierges. C'était sans doute l'avantage d'avoir suffisamment d'argent pour s'acheter des vêtements qui trompaient même les yeux les plus attentifs. Ils continuèrent d'avancer durant de longues minutes dont ni l'un ni l'autre ne brisèrent le silence. On entendait encore au loin les échos de la fête, et il tourna brièvement la tête pour apercevoir la procession de flambeau. Il jeta un coup d'oeil à sa montre. Minuit trois. Finn s'arrêta brusquement pour faire face à la jeune femme. Pris d'une impulsion soudaine – vraisemblablement du au mélange entre l'alcool et l'effort physique réduisant l'oxygène de son cerveau – il s'approcha d'elle, retira son casque et déposa un baiser sur ses lèvres. « Il est minuit passé, c'est la tradition » se justifia-t-il innocemment avant de remettre son casque et d'éclater de rire. « Et maintenant qu'on est intimes, il serait peut-être temps que tu me donnes ton prénom. Ca devient embarrassant de ne pas savoir comment t'appeler. »
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Ciri Glendronach
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Message(#) Sujet: Re: something about you. Ven 21 Avr - 20:31

Finalement, cette soirée n’était pas une déception comme elle avait pu l’imaginer quelques heures plus tôt. C’était sans grande conviction qu’elle s’était convaincue de participer aux festivités de la joyeuse bourgade avec dans l’optique de se changer les idées et moins pour espérer y faire une quelconque rencontre. Bien évidemment, le destin facétieux s’en était mêlé, et avait décidé de là-haut, qu’il serait plus intéressant de la mettre sur le chemin de cet inconnu qu’elle suivait docilement à la clarté de la lune. Et sans réellement l’avouer, elle le remerciait. La compagnie du garçon avait le mérite de la tirer de ses pensées sombres qui dégoulinaient comme de l’encre sur une feuille blanche. Ciri ne connaissait toujours pas son prénom, et la chose lui paraissait superflue. Un mot n’était qu’un mot après tout, et ne donnait du pouvoir que lorsqu’on en usait. Et puis, elle faisait suffisamment confiance à son sixième sens et ses poings fermés afin de la tirer de tout danger si il tentait quoi que ce soit de déplacé. Pour l’instant, ils ne faisaient que crapahuter dans les bois, vers une destination somme toute magique ou nébuleuse à en croire ses dires. « Non, je ne crois pas à ces histoires. A mes yeux, ce sont surtout des attrape-touristes. Mais on ne peut pas nier qu'il y a un quelque chose d'étrange quand on est sur place. »  Les histoires surnaturelles étaient obsédantes si ce n’est inquiétantes pour le commun des mortels, et pourtant, elle adorait les écouter. Parce qu’elle aimait se faire peur, et envisager la possibilité que tout ne pouvait pas être expliqué rationnellement. Craigh Na Dun était peut être un ramassis d’idioties, mais avait le mérite de titiller la curiosité des pèlerins, y compris la sienne. Elle ignorait ce qu’elle trouverait là-bas, mais son inconscient quant à lui, se plaisait déjà à aller dans toutes les directions. « Je vois… Certains endroits sont saisissants pour une raison inconnue. » Elle haussa des épaules, et se concentra sur ses pas qui frottaient la terre moelleuse, victime des récentes intempéries. Elle se rappelait avoir visité un château lorsqu’elle était gamine, il y a de ça plusieurs années. La vieille roche calcaire effritée, lui avait parue être habitée lorsque ses doigts l’avaient frôlé. Un souffle froid presque glacial s’était immiscé entre les plis de ses vêtements, et l’espace d’une seconde, elle avait cru percevoir une présence tierce dans son dos. Lorsqu’elle en avait parlé à sa mère, celle-ci avait écarté ses craintes d’un simple geste de la main. Elle n’était qu’une enfant à l’époque, mais se souvenait avec une rare acuité de ces évènements. Depuis elle se méfiait des racontars, dans lesquels il y avait nécessairement une part de vérité. Peut-être que l’Ecosse lui ferait changer d’avis, ou au contraire apporterait du grain à moudre à ses théories. Quoi qu’il en soit, elle se voyait déjà écrire une chanson sur le sujet sur tout ce que lui inspirait cet endroit. Pour l’âme d’un artiste c’était ce qu’on appelait communément du pain béni. Toutefois les courbatures commençaient à la gagner, et mettaient sa patience à rude épreuve, si bien, qu’elle se permit une remarque étouffée pour signifier son désarroi. Entre l’alcool et ses muscles endoloris, elle peinait à avancer. « Sois patiente ! Tu ne crois quand même pas que les meilleurs endroits de la ville s'atteignent sans mérite ! » Il ne le vit pas mais, une moue boudeuse se dessina sur ses traits enfantins, tandis que ce quasi étranger au visage charmeur continuait de marcher sans s’arrêter. Elle tenta le tout pour le tout, en lui demandant de la porter (se fichant bien de sa familiarité à son égard), et obtint en unique réponse un rire moqueur. « Que je te porte là-haut ? Est-ce que tu as vu mon gabarit ? T'as plus de chance de réussir à me porter que l'inverse » Raté, songea-t-elle, en proie à la fatigue. D’ordinaire sportive, il lui semblait que les verres ingurgités aspiraient son énergie qui déclinait lentement. Elle se laissa aller un moment à la contemplation de sa silhouette dont elle distinguait vaguement les détails. Il avait raison, il était également fin – voir plus – qu’elle, et à juste titre elle aurait pu le trimballer sur son dos plusieurs mètres. Ciri rêva la scène et se surprit à sourire, il y avait là un retour en enfance qui réchauffait son corps aux courbes arrondies. Le reste de leur cheminement se fit en silence, sans qu’aucun des deux ne daigne le briser. Au loin les cris raisonnaient et venaient troubler les crissements des feuilles sous leurs semelles. Pour la première fois depuis son arrivée à Inverness, elle se sentait apaisée et sereine, ayant retrouvé ce calme lointain qui lui faisait tant défaut. Perdue dans ses songes, elle manqua de le percuter en plein fouet, alors qu’il s’était brusquement arrêté pour lui faire face. Elle resta interdite une poignée de secondes qui en réalité lui donnèrent l’illusion d’être une éternité, jusqu’à ce qu’il s’approche en retirant son casque. Cira le fixa intensément, et dodelina de la tête en anticipant ce qui allait se passer. Ses lèvres aussi légères que des plumes se posèrent délicatement sur les siennes, et elle ferma les paupières. Ce n’était pas raisonnable, mais elle ne l’était pas : elle ne l’avait d’ailleurs jamais été. L’échange fut bref et spontané, trop court peut être à son gout, mais ses yeux brillèrent d’une nouvelle lueur. « Il est minuit passé, c'est la tradition » Son rire communicatif la gagna à son tour, et elle lui donna un petit coup sur l’épaule, tels des amis (amants ?) de longue date qui partageaient un secret intime. La tradition avait bon dos. « Et maintenant qu'on est intimes, il serait peut-être temps que tu me donnes ton prénom. Ça devient embarrassant de ne pas savoir comment t'appeler. » Elle secoua ses longues boucles brunes en signe de désaccord, et entreprit de lui enlever son couvre-chef qu’il venait tout juste de remettre. De là, elle le toisa avec intérêt, et porta une main sur sa joue tiède. Ses doigts s’attardèrent sur les contours de sa bouche, et elle se pencha en avant pour l’embrasser. Plus longuement cette fois ci, ses bras se nichant dans le creux de sa nuque, et le cœur battant à toute vitesse contre sa peau. Embrasser un inconnu avait quelque chose de grisant, et venait chatouiller cette chaleur familière dans son estomac. Cette sorte de drogue enivrante à laquelle elle pouvait céder si aisément. Elle se détacha finalement de son étreinte le souffle coupé. « C’est la tradition, il était minuit passé. » Murmura-t-elle d’un ton espiègle, en agrippant les pans de son costume entre ses pouces.  « Maintenant qu’on est quitte, je peux te le dire. Je m’appelle Ciri, et toi ? » Les gens feignaient constamment l’étonnement lorsqu’elle déclinait son identité, maudits étaient ces fichus téléphones dont l’intelligence artificielle portait un patronyme similaire au sien. A l’âge ingrats des petits malins s’étaient glorifiés de la taquiner avec ça, avant qu’elle ne leur mette un poing en pleine figure, qui les avait calmé. L’affaire lui avait valu plusieurs jours de renvoi, mais plus jamais par la suite, on avait osé (du moins en sa présence), se moquer d’elle. Elle n’aimait pas user de la violence, mais dans certains cas, c’était hélas le seul langage que certains idiots comprenaient. Elle espéra qu’il ne fut pas de ces derniers mais il avait l’air d’appartenir à une autre catégorie de personnes. De celles qu’on admirait de loin comme une jolie peinture sans saisir avec exactitude les différents coups de pinceaux du maitre. Il cultivait cette aura de jeune riche camouflée derrière un bouclier de désinvolture. « Je resterais bien là à t’embrasser toute la nuit, mais tu m’as promis de me montrer Craigh Na Dun. » Elle lui fit un clin d’œil, et glissa sa main dans la sienne pour le tirer en courant sur le sentier escarpé.

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- I said come on, zero fucks about it, I know I'm gonna get hurt; keep playing my heartstrings faster and faster you can be just what I want, my true disaster, pretty girls, they like it fancy but you don't keep it clean | @ tove lo.
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